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Lieu de spectacle, La Capitainerie est avant tout une démarche militante dont un des axes est résumé?dans le manifeste ci-dessous. Entravée dans son action, elle ne l’est pas dans ce qui la fonde. En signant ce manifeste, chacun peut soutenir efficacement cette démarche.

 

I) La culture, pilier essentiel

                L’art et la culture doivent être accessibles au plus grand nombre. Sources d’enrichissement personnel, de développement de la sensibilité et du sens critique, ils ouvrent l’esprit et le rendent plus libre.

                Contribuant ainsi à la construction du citoyen, ils constituent avec l’éducation l’assise de toute société, le rempart le plus efficace contre le repli individuel ou collectif, la discorde et les extrémismes. Dans l’état actuel du monde ils sont donc plus que jamais nécessaires.

                Le spectacle vivant a en outre cette spécificité qu’il crée un moment où l’art est vécu, au même moment, dans le même espace, par des artistes et des spectateurs. Il crée ainsi un moment partagé et donc du lien social et humain.

                Le premier soutien aux artistes consiste à permettre qu’ait lieu la rencontre de leur travail avec le public, et ce sans se préoccuper de critères marchands : en matière d’art l’audimat est très mauvais conseiller.

                Le premier soutien aux spectateurs consiste à ne pas se contenter de leur proposer ce à quoi ils aspirent déjà : la curiosité ne s’use que si l’on ne s’en sert pas.

 

II) Milieu rural : refuser les clichés

                Les habitants des territoires ruraux ou rurbains1 sont faits comme ceux des villes. Avec la même intelligence, la même sensibilité, la même curiosité, le même esprit critique, etc...

                Les territoires ruraux et rurbains ont le même besoin que la culture et l’art y soient présents et accessibles. Rien ne justifie que les ruraux aient forcément à se rendre en ville pour accéder à l’art, c’est même un bien mauvais signal à leur donner et c’est aussi une bien mauvaise image donnée d’eux.

Au contraire, une saison culturelle en zone rurale contribue à créer chez ses habitants une démarche de spectateurs. Sans les dissuader d’aller en ville, elle leur permet de se retrouver, sur leur sol, pour partager le spectacle vivant ; elle offre aussi aux citadins des occasions de venir en zone rurale pour des spectacles et contribue ainsi à établir des échanges... et à rétablir un juste équilibre.

                Il n’est pas juste que les villes prennent davantage en charge l’accès à la culture que les collectivités rurales. En d’autres termes, les villes n’ont pas vocation à financer la culture des zones rurales.

 

III) Public et privé

Remarque : le français qualifie de privée toute action qui n’émane pas d’une collectivité publique.

                La culture est un des domaines d’intérêt général dans lesquels des structures d’initiative privée peuvent remplir les mêmes missions que des structures publiques. Ces démarches citoyennes, à but non lucratif, sont accomplies pour le bien commun, tout comme des services publics. Elles génèrent en outre tout naturellement un état d’esprit positif et un lien privilégié entre tous ceux qui y participent.

                Il est extrêmement souhaitable que, dans ce cas, les collectivités publiques dont elles relèvent les reconnaissent et les soutiennent réellement, bien qu’elles n’en soient pas à l’origine et n’en aient pas le contrôle absolu.

                Au lieu qu’existe même dans ce cas une frontière quasi infranchissable entre public et privé, il est en effet très bénéfique de pouvoir associer ces deux mondes.          Premièrement, parce que c’est très efficace : ils ont des moyens d’actions très différents et très complémentaires ce qui permet, pour une action égale, des économies importantes d’argent public.

                Deuxièmement, s’il est légitime que chacun oeuvre à son niveau dans l’intérêt général, il est juste que la collectivité apporte aussi sa pierre à l’édifice. C’est peut-être aussi le meilleur moyen de reconnecter la collectivité et ceux qui la composent, et de rappeler en paraphrasant Louis XIV (“L’Etat c’est moi”) une vérité première :  La collectivité c’est nous.

 

1. Comme l’indique de lui même ce mot valise, intermédiaire entre rural et urbain.

 

 

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